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N° 12 - FEVRIER 2012
 
Nous voulions écrire une superbe gazette de Noël. Mais les urgences imprévues et notre penchant au bavardage méridional faisant, voilà que tard dans la nuit du 31 janvier nous sommes encore à taper cette gazette de Bonne Année! Dans la quiétude de la neige enfin tombée. Hélas trop tard pour nos bons vœux pour 2012. Tant pis, à l'an prochain!

 

Sinon beaucoup de gens se demandent comment nous soignons nos abeilles. Par exemple un internaute nous demande le 17 janvier 2012 à 13h16'34'' de manière très concise: «Bonjour, pourriez vous me dire comment vous traitez le varroa, merci».

Notre réponse est hyper simple: «ne faisons pas aux abeilles ce que nous ne voudrions pas qu'on nous fasse à nous-même».

Soigner les abeilles avec tel ou tel médicament licite et/ou efficace est important, mais le traitement médical le plus important ne porte pas de nom et n'est pas breveté. Il consiste à donner une bonne vie à l'abeille, à lui permettre de se construire un terrain sanitaire durable, en travaillant dans une dynamique d'élevage plutôt que d'exploitation. Cette tendance émerge de plus en plus en Europe et ailleurs, en apiculture comme dans d'autres secteurs de l'agriculture.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, lire les ouvrages de Jocelyne Porcher à ce sujet (ça parle de cochons mais c'est pareil – voir ici son dernier livre ). Exploiter le vivant paraît aujourd'hui contreproductif, plus fantasmatique que réaliste. Il paraît prudent, surtout si on veut vivre de l'agriculture de manière durable d'établir un rapport d'échange entre éleveur et élevés. De réduire la pression.

Concrètement, nous traitons les abeilles en les installant dans des lieux non biocides, où nous aimerions vivre et où nous aimons leur rendre visite. Cela permet aux abeilles d'avoir du bon air, de la bonne eau, de bonnes fleurs. Nous les traitons également en appliquant à leur égard une parole clef de Lao Tseu : "...gouverner comme on cuisine les petits poissons, en les remuant le moins possible". Cela signifie pour nous ne pas déplacer les colonies d'abeilles, à les laisser dans un lieu qui est le leur, leur territoire. Nous trouvons plus adapté aussi aux urgences contemporaines de laisser au vestiaire les préjugés dogmatiques sur telle ou telle approche vétérinaire (nous n'avons aucun secret original pour résoudre le problème du varroa). Nous traitons les abeilles en essayant de choisir pour elles la solution qui nous parait la meilleure vu le contexte, l'état de la colonie, la nature de la ruche, les informations dont nous disposons sur la conduite millénaire des ruchers troncs, et toujours dans l'idée que nous ne sommes pas à l'abri des surprises, que nous serons toujours des «apprentis» auprès de ces «pharmaciennes ailées», comme les appelait Naoum Ioïriche, le dernier directeur de l'institut d'apithérapie d'URSS.

Est ce étonnant? En suivant ces règles, dans les milieux où nous les élevons, les abeilles se portent très bien, ne disparaissent pas, ne meurent pas de mort non naturelle. Ce qui contribue à établir que c'est le terrain sanitaire et l'environnement qui est la base de la santé, et non pas les médicaments, puisque nous n'utilisons rien d'autre qui ne soit utilisé dans d'autres secteurs du territoire européen.

 

Sinon, nous sommes heureux de vous annoncer que les expériences menées en 2011 nous ont permis de mettre au point une stratégie d'élimination du frelon asiatique en situations d'urgences que nous avons pu rencontrer dans les vallées cévenoles et que vous rencontrez peut être vous aussi ailleurs. Nous y reviendrons quand reviendra le moment de s'occuper de ce personnage de manière radicale.

Cette année, à la demande de quelques-uns, comme en 2009, nous organiserons des journées de stages thématiques. Nous organiserons également des «ateliers contés» comme en 2011, pour transmettre le savoir faire et les connaissances liées aux ruches troncs en divers endroits des Cévennes ou qui sait d'ailleurs. Nous poursuivrons de diverses façons nos actions de communication radio, télévision, et très probablement cette année au cinéma, tout en hommage plus ou moins direct aux penseurs des sciences naturelles et de l'agronomie tels que Bernard Palissy ou Masanobu Fukuoka. 

Et surtout...

Nous continuerons à répondre aux multiples messages de curiosité ou d'encouragements que vous nous envoyez. Merci à vous!

Et aussi...

Nous continuerons un «audit» entrepris dans les montagnes de notre secteur et piloté par nos amis scientifiques "sur les mortalités d'abeilles en milieu naturel». Un sujet auquel pas grand monde ne s'est intéressé, ce qui est dommage. D'autant que nous sommes convaincus que les «disparitions» d'abeilles, qu'on peut observer aussi dans notre secteur, ne sont pas une fatalité inéluctable et qu'il faut démystifier le phénomène. L'obscurité ne profitant pas à la cause des abeilles ni à la société civile mais plutôt à certaines grandes firmes ayant intérêt à noyer le problème et à généraliser à tous les territoires les fameuses «disparitions» d'abeilles.

Pour ce faire, nous employons une personne à temps partiel, ce qui grève fort le budget léger de l'association reposant sur la générosité des communes de montagnes de notre secteur. De fait, n'ayant aucune avance de trésorerie, nous tirons gravement la langue pour mener à bien cette opération et remercions par avance les lecteurs qui voudraient soutenir cet audit en nous envoyant un chèque. Pas la peine qu'il soit très important. Vous êtes nombreux à nous lire, plus de mille ! Adresser le chèque* à l'ordre de l'association l'Arbre aux Abeilles à l'adresse du siège : Grand rue – 48220 Le Pont de Montvert. Merci d'avance, et sinon, chèque ou pas chèque vous êtes tous bienvenus si vous passez par là! Bien sûr une synthèse des résultats de l'audit sera le sujet d'une prochaine gazette !

Désolés de vous solliciter, ce n'est pas dans nos habitudes... Mais cet audit sur les mortalités d'abeilles en milieu naturel est un gros travail au niveau local, pour contribuer à construire une terre plus propice aux abeilles.

Bonne vie à vous et à vos abeilles!


 
* Pascal de Bruxelles souligne que le chèque bancaire n'est intéressant que pour les échanges franco-français, donc pour nos lecteurs européens et du monde entier (et ils sont nombreux), voici les codes BIC et IBAN du compte de notre association:
L'ARBRE AUX ABEILLES
BIC : PSSTFRPPMON
IBAN : FR98 2004 1010 0910 1272 5J03 044